" Sur un air de guitare... "Introduction.

" Sur un air de guitare... "Introduction.
Lorsque je me suis réveillée, ce matin-là, j'ai observé dans les moindres détails la chambre dans laquelle je me trouvais, et la conclusion m'a effrayée : je n'avais aucune idée de la façon dont j'avais pu atterrir à cet endroit. Je ne savais ni quand, ni pourquoi, ni comment j'étais venue ici. Allongée sur le côté droit du lit, j'observais l'autre côté, apparemment quelqu'un avait passé la nuit dans ce lit avec moi, mais qui ? Je tendis l'oreille et entendis avec effroi l'eau de la douche qui coulait abondamment. A pas feutrés, je me dirigeai alors vers la salle de bain, à quelques mètres. J'ouvris doucement et le plus silencieusement possible la porte, et passai ma tête légèrement à l'intérieur. Les parois de la douche étaient pleines de buée, je n'aperçus que d'une manière très floue la personne qui se trouvait à l'intérieur. D'ici, je voyais qu'elle avait des cheveux blonds foncés, qui tombaient dans son dos. Grande et mince, elle avait plutôt un physique d'homme. Etrange. L'eau arrêta de couler, je fermai rapidement la porte et retournai me coucher. Je fermais les yeux et fit semblant de dormir. Quelques secondes plus tard, des gouttes tombèrent sur mon épaule dénudée, je sentis des lèvres se poser dans mon cou.
« Debout, il est l'heure... » me susurra une agréable voix masculine à l'oreille.
J'ouvris doucement mes paupières, et c'est à cet instant que je le vis, son visage se trouvait à quelques minuscules centimètres du mien. Lentement, ses lèvres s'approchèrent et se posèrent sur les miennes. D'une manière très sensuelle, il caressa ma hanche et me glissa quelques mots à l'oreille.
« Merci pour cette nuit » dit-il avant de couvrir mon bras d'une multitude de baisers.
Ses lèvres étaient douces, leur contact sur ma peau me fit agréablement frissonner. Je pris son visage dans mes mains et l'attirai vers le mien, je lui rendis son baiser. Il me sourit. Un sourire magnifiquement admirable et sexy. Je plongeai mes yeux dans les siens, ils étaient noisettes, et superbes, eux aussi. Je savais, bien sûr, qui il était. Je l'avais voulu pour moi seule toute ma vie. Enfin, toute mon adolescence, je l'avais passée à l'admirer. Tom Kaulitz. Le plus beau des guitaristes de la Terre, le plus talentueux, le plus férocement inaccessible. Et je venais de passer la nuit avec lui. Un moment tellement mémorable, que j'avais tout oublié... Comment est-ce que c'était possible ? Une expression déçue se dessina alors malgré moi sur mon visage, il la remarqua et me regarda, inquiet.
« Ca va ? » me demanda-t-il faiblement.
« Je... je ne me souviens de rien. » lui répondis-je de la même manière.
Il se redressa, et m'invita à venir me blottir dans ses bras, ce que je fis sans hésiter, comme par réflexe. Je sentis ses mains glisser le long de ma colonne vertébrale, puis remonter, et me serrer fort contre lui. Il me fit un doux baiser sur la joue.
« Vas tranquillement te préparer, et on en reparlera après, d'accord ? »
J'acquiesçai d'un signe de la tête et courus m'enfermer dans la salle de bain. J'entrai dans la douche et fit couler de l'eau brûlante sur moi, en laissant couler mes larmes sur mon visage. Un autre moment formidable de ma vie qui a été gâché.
Lorsque je sortis, il m'attendait, assis sur un fauteuil. Je serrai la serviette de bain autour de moi et allai m'asseoir sur ses genoux, plongeant ma tête dans son cou. Il joua silencieusement avec mes cheveux pendant quelques instants, puis pris une inspiration et commença à me raconter.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 09:53

Modifié le mardi 15 juillet 2008 08:53

" Sur un air de guitare... "Chapitre 1

" Sur un air de guitare... "Chapitre 1
Rappel : Il joua silencieusement avec mes cheveux pendant quelques instants, puis pris une inspiration et commença à me raconter.

« Hier soir, tu étais à notre concert. Tu t'en souviens ?
- Oui. Tout est clair jusqu'au moment où les lumières se sont éteintes. Après, plus rien.
- Nous t'avons retrouvée une heure après la fin, tu étais dans la fosse, évanouie. On a supposé que tu t'étais laissée aller parmi la foule et que tu avais eu un malaise. Saki t'a amenée dans une loge qu'il croyait être vide, mais en réalité c'était la mienne. Je suis arrivé, il m'a expliqué et il devait partir donc je me suis occupé de toi. Quand tu t'es réveillée, tu n'en revenais pas d'être avec moi, on a beaucoup discuté, et ensuite, on est rentré à l'hôtel ensemble. C'est tout ce que je sais. »
En gros, je m'étais fait beaucoup de souci pour pas grand chose. C'était étonnant que j'aie tout oublié, et cette histoire de malaise n'était pas claire non plus, mais bon... Ca arrive à tout le monde, il n'y avait pas de quoi en faire un plat.
« Je t'abandonne quelques minutes, je vais m'habiller. » dis-je à Tom.
Il me sourit, prit sa guitare et commença à jouer une mélodie douce, que je n'avais jamais entendue auparavant. Lorsque je fus fin prête, j'allai rejoindre mon amant d'une nuit. Il était avec son frère, qui me regarda étrangement.
« Bonjour... » dis-je timidement à Bill.
Il me répondit simplement d'un signe de la tête accompagné d'un sourire, mais, c'était déjà mieux que rien. Je commençai alors à rassembler mes affaires et les enfouis dans mon sac, sous l'½il attentif des jumeaux, qui avaient arrêté leur discussion à mon arrivée.
« Tu t'en vas ? » me demanda alors Tom.
J'approuvai d'un signe de la tête, il sembla contrarié. Il lança un regard à son frère, qui quitta immédiatement la chambre.
« Viens là... » me dit-il en désignant ses genoux.
J'allai m'asseoir à califourchon sur lui, son front contre le mien, et il passa ses mains autour de ma taille.
« Je veux pas que tu partes.
- Je veux pas partir... »
Je sentais son souffle chaud dans mon cou, sa présence me rassurait. Il était le seul repère que j'avais, si je le perdais, je ne saurai quoi faire. Il prit mes mains dans les siennes et me regarda dans les yeux.
« On reste quelques jours ici, tu veux bien les passer avec moi ? »
Pour toute réponse, je l'embrassai. Ses mains glissèrent sur mes fesses, puis sous mes cuisses, et il murmura à mon oreille un émouvant « Merci » puis me souleva et me porta sur le lit, où je m'allongeai. Au-dessus de moi, son regard joueur en disait long. Sa main glissa sous mon t-shirt et s'aventura jusqu'à mon soutien gorge.
« Tom... Non, pas maintenant, s'il te plaît.
- D'accord. »
Il s'allongea à mes côtés et on s'observa, sans parler, pendant quelques minutes, jusqu'à ce que mon ventre crie famine. Il me proposa de descendre au restaurant de l'hôtel, j'acceptai volontiers. Dans l'ascenseur, j'eus droit à un dernier baiser avant que nous soyons en public.
Dans la salle, il n'y avait pratiquement plus personne, il était déjà 15 heures. Seules quelques personnes étaient attablées, au fond, et parlaient bruyamment. De loin, je reconnus les acolytes de Tom, nous allâmes les rejoindre. Notre arrivée, ou plutôt la mienne, jeta un froid parmi les membres du groupe pendant quelques secondes. Puis ils semblèrent se dérider. Apparemment, cette scène n'était pas une première pour eux.
« Croissant ? » me proposa Georg.
Je pris celui qu'il me tendait, le remerciant par un sourire. Puis, je bus un café et m'excusai brièvement.
« Je ne me sens pas très bien, je ferais mieux de remonter dans la chambre. A plus tard... »
Tom me fit un sourire maladroit, Gustav et Georg me saluèrent chaleureusement. Quant à Bill, peut-être n'était-ce qu'une impression, mais il semblait heureux que je parte. Une fois dans la chambre, la chaleur était étouffante, j'ouvris la fenêtre et m'allongeai sur le lit, à même les draps. J'avais un puissant mal de crâne, ainsi que de la fièvre. En fouillant dans la valise de Tom, je trouvai de l'aspirine, j'en pris un cachet puis retournai me coucher.
Je me réveillai plus tard, je ne sais pas exactement quand, sentant un courant d'air. En effet, la porte de la chambre était ouverte, les jumeaux discutaient sur le palier. J'entendis des bribes de leur conversation, rien de bien compréhensible, et enfin Tom me rejoint.
« Je me suis permis de te prendre un cachet d'aspirine, tout à l'heure... » dis-je en désignant la boîte.
« Tu as bien fait. Ca va mieux ?
- Oui, merci. Je suis en pleine forme, maintenant. Quelle heure il est ?
- Il doit être 6 heures, je crois. »
Mais ça n'avait pas vraiment l'air de l'intéresser, il semblait préoccupé. Il posa sa main sur la mienne.
« T'es gelée... Viens là. »
Je m'assis et me réfugiai dans ses bras, il déposa un baiser langoureux dans mon cou, je sentis qu'il voulait aller plus loin.
« Tu as quelque chose de prévu, ce soir ?
- Non, rien de spécial... Pourquoi ?
- Oh, comme ça... »
Il vit clair dans mon jeu et me sourit, l'air taquin. Mes mains glissèrent sur ses hanches, hésitèrent, puis soulevèrent son t-shirt, que je lui enlevai totalement. En deux temps trois mouvements, nous nous retrouvâmes nus dans les bras l'un de l'autre, puis il s'allongea au-dessus de moi et me fit redécouvrir un tas de sensations magiques que j'avais déjà ressenties avec lui, la veille, sans me le rappeler. Lorsque, à la fin, il s'écroula à côté de moi, le souffle haletant, j'eus envie de lui dire à quel point j'étais heureuse mais les mots ne me vinrent pas. Je me contentai de sourire, toutes les étoiles du Ciel se trouvant à cet instant dans mes yeux, qui pétillaient, fiers de cet instant.
Il me prit dans ses bras, son torse brûlant contre moi, et j'en profitai pour lui glisser quelques mots à l'oreille.
« Ce qui vient de se passer, je ne l'oublierai jamais. »
C'était pour moi une certitude.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 10:11

Modifié le mardi 15 juillet 2008 08:55

" Sur un air de guitare... "Chapitre 2

" Sur un air de guitare... "Chapitre 2
Rappel : Il me prit dans ses bras, son torse brûlant contre moi, et j'en profitai pour lui glisser quelques mots à l'oreille.
« Ce qui vient de se passer, je ne l'oublierai jamais. »
C'était pour moi une certitude.


On s'endormit, dans les bras l'un de l'autre. Je me réveillai plus tard, il faisait alors nuit noire. Je regardai mon portable, il affichait plus de deux heures du matin, et un nouveau message d'Alix « Appelles-moi quand tu pourras, j'ai besoin de toi » Je me libérai discrètement de l'étreinte de Tom et sortis dans le couloir.
Elle répondit à la première sonnerie.
« Allo ? » me dit-elle.
Sa voix ne présageait rien de bon, à mon avis. Elle semblait inquiète.
« C'est moi... Qu'est-ce qui se passe ?
- Jenn est partie ce matin. Je n'ai plus aucune nouvelle depuis, est-ce que tu en as, toi ?
- Non, je n'ai eu de nouvelles de personne jusqu'ici... Et à vrai dire j'avais un peu oublié tout le monde.
- Tu pourrais essayer de l'appeler ? Je t'en supplie, j'ai peur pour elle...
- D'accord, je vais la faire. Maintenant, et je te rappelle juste après. »
Je raccrochai immédiatement et composai le numéro de Jenn. Elle aussi décrocha rapidement.
« Je veux pas en parler. » me dit-elle texto.
« Alix s'inquiète énormément pour toi, tu sais.
- Je le sais, oui, mais j'avais besoin de prendre l'air quelques jours.
- Pourquoi ne pas l'avoir prévenue ?
- Je sais pas, ça change rien, de toute façon. Bon... Dis-lui que je serai de retour demain matin. »
Et elle me laissa, sans un mot de plus. J'appelai à nouveau Alix, et réglai cette affaire une fois pour toutes. Leurs histoires, à toutes les deux, commençaient à devenir pesantes pour moi. En ayant ainsi besoin de l'aide extérieure pour régler chacun de leurs conflits, leur couple n'était pas parti pour tenir bien longtemps.
Je m'apprêtais à retourner dans ma chambre quand un raclement de gorge derrière moi me fit tressaillir.
« Alors, tu dors pas, à cette heure-là ? » me demanda Bill.
« Non, comme tu peux le voir.
- C'est ton copain, que tu appelais ?
- Non, ma meilleure amie. Elle avait un problème avec sa copine, je l'ai aidé à arranger ça.
- C'est ça, et tu crois peut-être que je vais la gober, ton histoire ?
- Vérifies, si tu veux. Prends mon portable, appelle les deux derniers numéros, ce sont des filles qui répondront.
- Je peux pas faire ça, je parle pas un mot de français ! Je serai ridicule.
- Parce que tu n'es pas ridicule, à être suspicieux comme ça, sans raison ? »
Apparemment, j'avais réussi à lui clouer le bec. Il s'approcha de moi, poings serrés, tout près. Deux centimètres à peine nous séparaient.
« J'adore qu'on me tienne tête, ça m'excite énormément » me dit-il à l'oreille d'une voix perverse qui me surprit.
« C'est un test ?
- Non, c'est juste la vérité. »
Il me plaqua contre le mur, ses yeux me fusillèrent sur place, j'étais incapable de bouger. Il posa ses mains sur mes hanches et m'embrassa violemment. Sa langue demanda instantanément accès à ma bouche, je ne lui refusai pas. S'en suivirent des caresses incontrôlées, sa langue contre la mienne, ses mains dans mon dos, sur mes hanches, mes fesses... Il me prit dans ses bras et me souleva, je serrai mes jambes autour de sa taille, on faillit perdre l'équilibre mais c'était sensuel, je ne contrôlai alors plus rien, j'étais dominée par un désir intense envers lui. Il me reposa rapidement par terre, m'embrassa dans le cou, frottant son piercing contre ma peau. Il attrapa ma main et commença à m'entraîner vers sa chambre mais je le lâchai subitement et reculai d'un pas.
« Non. Pour les quelques jours que vous passez ici, c'est avec ton frère que je suis.
- Allez, viens, il le saura pas... Je sais que tu en as envie. »
Il tenta de me voler un baiser mais je le repoussai.
« J'ai envie, mais je refuse. Bonne nuit »
Je le plantai là et retournai dans la chambre. Je me glissai silencieusement sous les draps et posai ma tête sur le torse de Tom, qui dormait encore profondément.
Lorsque j'ouvris les yeux à l'aube, le lit était vide. Je me levai et allai dans la salle de bain, Tom y était, il entrait à l'instant dans la douche.
« Tu viens avec moi ? » me proposa-t-il.
Il me regardait, sans un mot je laissai tomber ma chemise de nuit au sol et je le rejoignis sous l'eau.
« Bien dormi ? » lui demandai-je après l'avoir embrassé.
« Oui, très bien et toi ?
- Très bien aussi. »
Il m'entoura de ses bras et embrassa délicatement mon front. Ses mains glissèrent le long de mon dos et allèrent se loger en haut de mes cuisses, il pressa mon corps contre le sien, je sentis sa virilité se réveiller et se heurter à moi.
« T'es adorable quand tu rougis comme ça, tu sais... » me dit-il.
Il me fit doucement reculer jusqu'à une des parois de la douche et, tandis qu'il m'embrassait, souleva une de mes cuisses pour la porter au niveau de sa taille. Bientôt, il entra en moi en laissant échapper un gémissement rauque follement sexy. Il entama son va-et-vient, nos respirations se firent saccadées au rythme de ses mouvements, qui accéléraient jusqu'à ce que nous atteignions ensemble un orgasme qu'il avait prodigieusement mené à terme. Il clôtura ce moment par un baiser infiniment sensuel, nos langues se caressèrent doucement.
Lorsqu'on eut fini de se laver et de s'habiller, Tom s'assit sur le lit et me regarda me maquiller.
« Ca, c'est une délicieuse façon d'attaquer une journée, tu crois pas ? » me demanda-t-il avec un sourire particulièrement éloquent.
« Je suis d'accord... » répondis-je en souriant.
Je faisais tout mon possible pour oublier ce qui c'était passé durant la nuit. Moins je verrai Bill, mieux je me porterai. Justement, on toqua à la porte.
« Tom, tu vas ouvrir ?
- J'y vais, oui. »
Je distinguai de loin la voix de Georg, j'allai le saluer. Il était en train d'expliquer qu'ils partaient tous dix minutes plus tard, pour une interview, et qu'ils rentraient à l'hôtel directement après. Tom prit ses affaires, je l'accompagnai jusque dans le hall et décidai d'aller rapidement chez moi, puis de le rejoindre ensuite. En remontant dans la chambre pour récupérer mon sac, je croisai Bill. J'évitai son regard, heureusement pour moi il était occupé à parler avec Gustav et n'insista pas.
Je pris le métro et arrivai à mon appartement. Tout y était comme je l'avais laissé quelques jours plus tôt, je fis un peu de rangement et pris des vêtements de rechange pour les deux jours qui me restaient en compagnie de Tom. J'avais deux messages sur mon répondeur : le premier était d'Alix, pour me remercier, et le second était de ma mère, qui me demandait comment c'était passé le concert. Je l'appelai rapidement pour la rassurer et prendre des nouvelles, puis quelques minutes plus tard à peine, la sonnerie du téléphone retentit.
« Allo ?
- Tasha, il faut que je te voie, c'est urgent. » me dit Paul.
« Je peux pas avant après-demain soir. Je suis de passage rapidement chez moi mais je dois déjà repartir.
- D'accord, alors je t'attendrai samedi soir, 20h, au café en bas de chez toi.
- Ca risque d'être un peu trop tôt...
- Alors tu m'appelleras quand tu seras rentrée, ok ?
- D'accord. A samedi. »
Je n'avais aucune idée de ce qu'il me voulait, et ça m'était égal. Je tenais à profiter des jours me restant avec Tom sans me poser aucune question, et voir son frère le moins possible.
Je rentrai à l'hôtel, les garçons étaient déjà là, Tom m'attendait pour les rejoindre au restaurant.
« Je n'ai pas vraiment faim...
- T'es sûre ? Il doit y avoir une épidémie, Bill m'a dit la même chose et il est parti se coucher. »
Et merde... Je devais alors l'accompagner.
« Finalement, ça va aller, je vais venir quand même.
- Non, reste ici, je te monterai un petit truc à manger tout à l'heure. Mets-toi au chaud dans le lit, je serai là dans maximum une heure et demi.
- D'accord... Merci, t'es adorable. »
Il m'embrassa rapidement et sortit de la chambre. Quelques secondes après, la porte s'ouvrit brusquement, pour se refermer aussitôt. Bill s'approcha de moi et me regarda fixement pendant quelques secondes.
« Alors, t'es sûre d'avoir choisi ton camp ? » me demanda-t-il.
« Oui. Je suis très bien avec lui.
- Certaine ?
- Oui ! Et puis de toute façon, dans deux jours vous partez, ma vie reprendra son cours, et la vôtre aussi. On ne se reverra sans doute jamais.
- C'est justement pour ça qu'il faut en profiter pendant qu'on le peut encore... »
Il avait des arguments convaincants mais je ne devais pas me laisser faire, je devais résister... Il s'approcha encore plus près, il était tellement près que j'entendais son c½ur battre, il battait de plus en plus vite, tout comme le mien.
« Tu en meurs d'envie, laisses-toi aller... » susurra-t-il dans mon oreille.
Non, non, non...
« J'AI DIT NON !!! » hurlai-je de toutes mes forces.
Il parut choqué, puis s'éloigna et posa sa main sur la poignée de la porte.
« Plus on me résiste, plus ça m'attire. Tu n'en as pas fini avec moi, je reviendrai à la charge et cette fois-ci, tu ne résisteras pas. »
Etaient-ce des menaces ? Je n'eus pas le temps de lui demander, il était déjà parti. Je m'allongeai sur le lit, tremblante. J'attendis le retour de Tom, les minutes me semblèrent des heures.
Lorsqu'il entra, je venais de m'assoupir. Il s'allongea à mes côtés et me réveilla d'un léger baiser dans ma nuque.
« Tu m'as manqué » me dit-il doucement.
« Toi aussi... Tom, et quand tu partiras ?
- J'aurais préféré attendre le dernier moment pour avoir cette conversation, je ne veux pas tout gâcher maintenant... Tu veux vraiment qu'on en parle là ?
- Oui, s'il te plaît. »
Il m'adressa un sourire gêné puis m'invita à me réfugier dans ses bras, ce que je fis sans demander mon reste.
« Je pense demander à David que tu viennes avec nous sur la tournée. »

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Un soupçon de Lemon, je ne sais pas si c'est réussi... Donnez moi votre avis.

L'histoire vous plaît ?

Des conseils, des interrogations ?

# Posté le mardi 15 juillet 2008 05:06

Modifié le mardi 15 juillet 2008 08:58

" Sur un air de guitare... "Chapitre 3

" Sur un air de guitare... "Chapitre 3
Rappel : « Je pense demander à David que tu viennes avec nous sur la tournée. »

« Quoi ? » demandai-je alors, incrédule.
« Ca ne te fait pas plaisir ?
- Si, bien sûr que si ! C'est juste... waouw... inattendu.
- Je sais, c'est la première fois que je fais ça, tu es vraiment spéciale pour moi, Tasha... »
Il me fixa, dans son regard je lus qu'il était sincère. Il avait cette lueur au fond des yeux, celle qui signifie tout.
« Tu penses qu'il sera d'accord ?
- Personne n'a jamais osé lui demander quelque chose comme ça, je sais pas s'il voudra, mais pour toi je suis prêt à tout tenter. »
Il prit alors mes mains dans les siennes, les larmes me montèrent aux yeux et roulèrent lentement sur mes joues. Il les essuya du bout des doigts et me serra contre son c½ur quelques instants.
« Si tu es d'accord, j'y vais maintenant.
- Où est-il ?
- Au siège d'Universal, si je pars à l'instant je devrai être de retour dans une heure. Alors ?
- Vas-y. »
A prononcer ces mots, je frissonnai de tout mon être. Ce qui allait se passer là-bas était tellement important... Tom m'embrassa passionnément, puis sortit en courant de la chambre. Sans attendre, j'allai voir Bill.
Je frappai à la porte de sa chambre, trois coups presque inaudibles. Il ouvrit tout de suite.
« Alors, enfin décidée ? » me dit-il.
« Il faut que je te parle, c'est important. »
Il me fit entrer, on s'assit sur son lit pour discuter.
« Tom est parti au siège d'Universal.
- On a une bonne heure devant nous, alors ! » me répondit—t-il en riant.
« Il est parti voir David pour lui demander que je fasse le reste de la tournée avec vous.
- Quoi ?
- T'as très bien entendu.
- Il voudra jamais.
- Tu crois ? »
Il s'approcha de moi et approcha son visage de mon cou, où il déposa quelques doux baisers.
« J'en suis sur. Autant se dire au revoir maintenant, et... profiter de l'instant présent... »
Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas faire ça à Tom, je ne me le pardonnerai jamais, surtout si David acceptait... Et pourtant, lorsqu'il posa ses mains froides sur mes joues et qu'il attira mon visage vers lui, je le laissai faire. Jamais personne ne m'avait embrassé comme il le fit alors. Ce baiser était à la fois terriblement romantique et langoureusement sensuel. Son piercing glissait sur ma langue, il jouait avec, et il savait d'ailleurs très bien s'en servir... Avec ce baiser il me conquit totalement. Deux minutes plus tard, sans que je m'en rende vraiment compte, nos vêtements gisaient sur le sol. Il m'allongea sur le lit, se cambra au-dessus de moi et déposa de nombreux baisers dans mon cou, puis descendit au niveau de ma poitrine, puis sur mon ventre. Il s'amusa avec le piercing de mon nombril, puis remonta et me murmura quelques mots à l'oreille.
« Je savais que tu cèderais... »
Il me sourit ensuite, son sourire était celui d'un gagnant, il était fier de lui. D'un geste adroit, il rapprocha ses hanches des miennes et je le sentis se faufiler doucement en moi, il mordit sa lèvre inférieure et étouffa un gémissement. Par ces mots et ses gestes, il avait réussi à me toucher au plus profond de mon être. Ses mouvements accélérèrent, je serrai mes jambes autour de sa taille. Il savait que je m'abandonnais totalement à lui, qu'il me possédait, me gouvernait l'espace d'un instant. Il plongea sa tête dans mon cou, allant toujours plus vite, encore plus vite...
On toqua à la porte, il se stoppa net. Il posa son doigt sur mes lèvres pour me faire signe de me taire. Il y eut un grand silence, juste troublé par nos respirations saccadées. Il me regarda dans les yeux et me sourit. Mais pas le même sourire que d'habitude, sadique et prétentieux. Un sourire sincère. Ses yeux se plissèrent, il faisait tout pour ne pas rigoler. Nous étions là, l'un dans l'autre, attendant patiemment d'être sûrs que plus personne n'était derrière la porte. En tendant l'oreille nous entendîmes les pas s'éloigner rapidement dans le couloir.
Je posai mes mains dans sa nuque, j'approchai timidement mes lèvres et les posai sur les siennes. Il se redressa légèrement, et il reprit lentement là où nous nous étions arrêtés, mais d'une manière moins violente, toujours aussi passionnée mais plus douce.
« Si on m'avait dit qu'un jour j'éprouverai autant de désir pour quelqu'un, je ne l'aurais jamais cru... » me dit-il à voix basse.
Lui était déjà un ange, je me sentis pousser des ailes. Nous aurions pu nous envoler ensemble jusqu'au paradis, mais ce fut d'abord le septième ciel qui nous ouvrit ses portes. Il exécuta à la perfection ce dernier mouvement qui nous fit plonger, ensemble, dans un océan de bonheur, de satisfaction et de plaisir intense.
« Bill... »
Mon cri s'étouffa, il me regarda et s'allongea à mes côtés. Sa respiration reprit peu à peu un rythme normal, il ne cessait de sourire.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il prit ma main dans la sienne et l'embrassa.
« C'était extraordinaire » me répondit-il simplement.
Il entama une passionnante contemplation du plafond blanc de sa chambre. En observant autour de nous, je remarquai le désordre indescriptible qui régnait dans la pièce. Partout, des vêtements recouvraient le sol. Je fermai les yeux quelques secondes, puis, je me raidis brusquement.
« Quoi ?
- Tu t'es pas protégé, Bill.
- Et alors ? T'as rien à craindre, j'ai ni le VIH ni aucune autre saloperie de ce genre...
- C'est pas ça, qui me gêne. Je... »
Il me regarda, beaucoup moins sûr de lui.
« Je prends pas la pilule. »
J'attrapai mes vêtements et me rhabillai en vitesse.
« Où tu vas ?
- Chercher une pharmacie.
- Tu veux que je vienne ?
- Pas question. Tu en as déjà assez fait, merci. »
Je sortis et entrai dans l'ascenseur. En bas, dans le hall, je croisai Tom.
« Tasha j'ai...
- Pas le temps, course urgente. Je reviens dans une demi-heure. »
Je connaissais ce quartier comme ma poche, je descendis la rue de l'hôtel, tournai à gauche, puis plus loin à droite, et trouvai comme prévu ce que je cherchais. J'entrai et m'avançai honteusement vers le comptoir.
« Bonjour ! » me dit une jeune femme à l'air plutôt sympathique.
« Bonjour, je voudrais une...
- Oui ? »
Un garçon qui devait avoir à peine quelques années de plus que moi attendait impatiemment derrière.
« Une pilule du lendemain, s'il vous plaît. »
La pharmacienne ouvrit de grands yeux ronds, puis courut à petits pas dans l'arrière boutique. Elle revint avec un verre d'eau et la fameuse pilule. Je la pris immédiatement.
« Faîtes attention, la prochaine fois... » me dit-elle avec un sourire embarrassé.
Je la remerciai, lançai au passage un regard noir au pressé, qui ne savait plus où se mettre, et sortit en vitesse du magasin. Je retournai à l'hôtel, pleine d'interrogations. Est-ce qu'il y avait encore un risque ? Non, bien sûr que non... D'ici quelques heures, le médicament aura fait effet sans problème. Un peu plus confiante, j'entrai dans l'hôtel et montai rejoindre Tom.
Je le trouvai allongé sur son lit, en train de somnoler. Je m'assis à côté de lui et posai ma main sur son ventre.
« Excuse-moi d'être partie si vite...
- Ca fait rien.
- Tom, ça va ?
- Non, ça ne va pas du tout. Il a dit non. »
Je me penchai et vis alors les larmes qui coulaient le long de ses joues.
« Je sais pas quoi dire...
- Alors ne dis rien. »
Il m'attira vers lui, je m'allongeai contre son corps tremblant. Il posa sa main sur ma hanche et la caressa doucement. Je posai ma tête sur son torse, je voulais le sentir une dernière fois. Je ne le reverrai plus jamais, ni lui, ni les autres. Je relevai la tête et l'embrassai autant que je le pouvais. Puis, je ne bougeai plus. J'attendis qu'il s'endorme, je pris mes affaires et sortis.
Dans le couloir, je tombai nez à nez avec Bill.
« Je m'en vais. Prends soin de ton frère.
- Je savais qu'il dirait non. Je l'ai déjà fait, j'avais eu la même réponse.
- Comment elle s'appelait ?
- Peu importe. Est-ce que tu as eu le temps de... ?
- Oui. »
Je lui tournai le dos et sortis, je m'enfuis aussi vite que possible chez moi, sans me retourner.

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Un peu plus de citron dans ce cocktail d'émotions. Réussi ? Ou pas ?

# Posté le mardi 15 juillet 2008 08:43

Modifié le mardi 15 juillet 2008 14:22

" Sur un air de guitare... "Chapitre 4

" Sur un air de guitare... "Chapitre 4
Rappel : Je lui tournai le dos et sortis, je m'enfuis aussi vite que possible chez moi, sans me retourner.

Mon appartement sentait le renfermé. J'ouvrai en grand les quelques fenêtres, et m'accoudai à l'une d'elles. Du neuvième étage de mon immeuble, je voyais parfaitement, du côté ouest, la Tour Eiffel un peu plus loin. Ce jour-là, il faisait beau, une brillante lumière inondait Paris. Il n'y avait pas un seul nuage qui gâchait ce spectacle. Tout semblait parfait.
Le téléphone sonna pour la cinquième fois depuis mon arrivée. J'allai enfin décrocher.
« Allo ?
- Tu as oublié ton portable dans ma chambre. »
Sa voix était presque éteinte, il parlait avec difficulté.
« Laisse-le à la réception, je viendrai le chercher.
- Non. Il faut qu'on se parle.
- C'est fini, tu le sais... Il n'y a plus aucun espoir. David a dit non, et quand le grand manitou dit non, on obéit.
- Viens, je t'en supplie... Je veux te voir une dernière fois.
- Je te rejoindrai dans ta chambre à 22h30. »
Je reposai en vitesse le combiné et allai fondre en larmes sur le canapé. Je ne mangeai rien de la journée, et ne me relevai qu'à 21h, pour me préparer. Je pris une douche brûlante, puis enfilai des vêtements quelconques et allai le rejoindre. Ce soir, mon but n'était plus de le séduire mais de lui dire au revoir.
J'entrai dans le hall et avançai lentement jusqu'à l'ascenseur. Arrivée au quatrième étage, je ralentis encore le pas jusqu'à sa chambre. Je frappai, personne ne répondit alors j'entrai, la porte n'étant pas verrouillée. Il était paisiblement endormi dans son lit, je me mis en sous-vêtements et me glissai sous les draps. Le lendemain matin, il me réveilla par un léger baiser sur ma joue.
« Merci d'être venue... et restée.
- Je t'en prie...
- Tasha, je ne veux pas partir sans toi.
- Tu n'as pas le choix, c'est comme ça... Tu verras, tu vas pouvoir faire le vide, penser à autre chose...
- Peut-être, oui.
- Je te promets qu'à votre prochaine venue à Paris, je serai là pour vous applaudir.
- Vraiment ?
- Oui, je te donne ma parole. »
Je me levai et remis mes vêtements. Tom m'embrassa une dernière fois, puis il se rendormit, la conscience tranquille. Ou du moins c'est l'apparence qu'il donnait.
Le soir, lorsque le van les attendait à l'extérieur, j'étais sur le trottoir d'en face et je patientais pour les voir sortir. Quand ils apparurent à l'entrée, il me vit et me fit un sourire, accompagné d'un rapide signe de la main, que je lui rendis. Bill, lui, attendit que Tom ne voie plus rien pour m'envoyer un baiser. Mais je ne fis rien. Je me levai et partis, tout simplement.
Je me retournais juste après, juste à temps pour voir le véhicule tourner au bout de la rue. A cet instant j'eus envie de crier, de me mettre à courir pour les rattraper... Mais je ne fis rien car ç'aurait été inutile.
Pendant les deux jours qui suivirent, j'attendis jour et nuit près du téléphone, me réveillant en sursaut dès qu'il sonnait, et pleurant tout ce que je pouvais car ce n'était jamais lui. C'est le troisième jour qu'il appela. Lui...
« Allo ? » dis-je, sans espoir.
Et c'est là que j'entendis sa voix.
« On est encore à Paris, j'ai piqué ton numéro dans le répertoire de Tom, il refuse de t'appeler.
- Bill ???
- Non, c'est le pape ! Pff, bien sûr, que c'est moi... Qui veux-tu que ce soit ?
- J'aurais espéré qu'il reprendrait contact.
- Là, vu les cris qui sortent de sa chambre, il a l'air plutôt occupé, si tu veux mon avis... »
Je raccrochai sur-le-champ et hurlai de toutes mes forces pour faire sortir la colère qui venait de s'emparer de moi. Contre Tom, et contre Bill. Les deux. On sonna à ma porte trois fois de suite. Lorsque j'ouvris, je vis Mme Sanchez, ma voisine d'en face.
« Vous allez bien ? » me demanda-t-elle, effrayée.
« Oui...
- Ca fait plusieurs jours que vous n'êtes pas sortie, je commençais à m'inquiéter... Et puis, j'ai cru que quelqu'un était en train de vous égorger, Tasha !
- Excusez-moi...
- Est-ce que vous voulez que je vous prépare du thé ?
- Non, c'est très gentil mais ça va aller, je vous remercie. »
Elle me regarda, elle ne semblait pas convaincue.
« Vous voulez en parler ?
- Je traverse juste une mauvaise période, ça va s'arranger, ne vous inquiétez pas. »
Le téléphone sonna à nouveau, je laissai le répondeur se mettre en marche.
« Tasha, c'est Tom. Bill est venu dans ma chambre, mort de rire, et il m'a raconté ce qu'il t'avait dit. C'est des conneries, tu sais... Ca ne me ressemble pas, mais j'ai eu personne d'autre depuis que je suis parti, je te le jure... Rappelle-moi à mon hôtel, au 01... »
Mme Sanchez fonça les sourcils.
« C'est lui, votre amoureux ? Il a une très jolie voix, vous savez. Mais dîtes-moi, c'est quoi, cette langue qu'il baragouine ?
- C'est de l'allemand, madame.
- Oh, comme c'est charmant ! Ca me rappelle ce groupe, dont ils ont fait la promotion, à la télé... Ils passent ce soir sur la 6, une émission spéciale, je crois. Pékin Hotel ?
- C'est Tokio... Tokio Hotel. Merci pour l'info, je ne louperai pas ça.
- Est-ce que vous voulez venir regarder avec moi ? Ca vous ferait du bien, un peu de compagnie, vous savez.
- C'est-à-dire que...
- Allez, à tout à l'heure ! Je vous attends à 20h45. »
Elle me fit un signe de la main, je la rejoignis plus tard dans la soirée, en ayant pris la précaution de mettre un paquet de mouchoirs dans ma poche, au cas où.
On s'installa ensemble sur son canapé, elle avait cuit des pop-corn pour l'occasion. L'émission commença, c'était une interview en direct. Les quatre garçons étaient assis sur un sublime divan rouge, tous les quatre, et faisaient connaissance avec la journaliste. Tom regarda fixement l'objectif de la caméra, les larmes me montèrent aux yeux. Je n'écoutais pas ce qui se disait, j'avais les yeux rivés sur lui, il ne parlait pas. La blonde s'adressa à lui.
« Tom, vous semblez épuisé. Est-ce que vous allez bien ?
- Oui, oui. Tout va bien. Et vous ? »
Il déclencha l'hilarité générale, elle éluda la question.
« Que s'est-il passé pour vous ces trois derniers jours ?
- Pas grand chose, la routine. J'ai passé mes journées au lit, ça fait du bien de se reposer de temps en temps.
- Y aurait-il une fille là-dessous ? » demanda Alice, curieuse.
« Ca dépend, vous êtes libres, après l'émission ? »
Il avait le don de toujours paraître comme il faut, même quand ça n'allait pas. Son ton le trahissait, je pensais pouvoir être capable d'en juger... Mais il restait au maximum lui-même, il se maîtrisait toujours.
Mme Sanchez baissa le volume.
« Sa voix, au jeune homme avec le bandeau, me rappelle quelque chose.
- Vous l'avez sûrement déjà entendu...
- Oui, mais pas à la télévision, je m'en souviendrais... Un garçon si charmant ! »
Elle se tut quelques secondes.
« OH MON DIEU, TASHA ! »
Elle me fit sursauter, elle se leva et s'interposa entre le poste et moi.
« Vous sortez avec une STAR !
- Bien sûr que non, où est-ce que vous allez chercher une chose pareille ?
- Cela va de soi. Le concert, auquel vous êtes allé, c'était eux. Vous n'êtes rentrée que quelques jours après, et vous êtes triste car il part !
- Ma vie est moins palpitante que ça, Mme Sanchez... »
Elle se tut à nouveau.
« C'est dingue, mon imagination me joue vraiment des tours... » ajouta-t-elle.
Une heure plus tard, l'émission toucha à sa fin, elle n'avait pas été si passionnante que ça. Quant on connaît personnellement les garçons, ce cinéma ne présente aucun intérêt.
« Pourquoi a-t-il un T au marqueur dans la main, le rasta ?
- Il s'appelle Tom, madame. Et il a la réputation d'être plutôt égocentrique.
- Le garçon qui a laissé un message sur votre répondeur, ne s'appelle-t-il pas Tom ?
- Non, il s'appelle Tobias.
- Oh. Je crois que j'ai bu un coup de trop ! » s'excusa-t-elle.
Pourtant, elle avait carburé à l'eau gazeuse toute la soirée. Mais bon... Je lui souhaitai bonne nuit et rentrai chez moi. J'attendis une demi-heure et appelai le numéro que Tom m'avait laissé. Une sonnerie, puis deux, puis trois, quatre, cinq...
« Allo ? » dit-il, tout essoufflé.
« C'est moi.
- Tasha ! Je me suis fait du souci, je te jure qu'il a inventé cette histoire...
- Je ne sais pas qui croire. »
Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne, puis le bruit d'une porte, et une voix féminine annonça : Tom ? Wolltest du das nicht wieder machen ?
« Oui, c'est vrai, c'était une pure invention de sa part. » lui dis-je froidement.
Je raccrochai et composai le numéro de l'accueil de l'hôtel. Pour plus de facilité, je parlai d'abord en allemand, histoire de ne pas me faire refouler.
« Ich möchte mit Bill Kaulitz sprechen, ich bin seine Mutter. »
La fille au bout du fil sembla perturbée.
« Je ne parle pas allemand, madame. »
Je pris un accent fortement étranger.
« Je voudrrrrais parrler à Bill Kaulitz, je souis sa maman. »
Elle me passa directement sa chambre. Quelle idiote, celle-là ! N'importe qui aurait pu faire pareil. Naïve à un point...
« Allô ?
- Bill, c'est Tasha. Il faut absolument que tu viennes me voir. »

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Voilàà...

Sois gentil(le), laisse une petite impression sur chaque chapitre... =$

Te plaît, te plaît pas ?

# Posté le mardi 15 juillet 2008 13:37